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Au
commencement était le père… Jean-Armand
DESCRAMBE, dès les années 50, s’inquiétait
de problèmes écologiques, participant, avec quelques
amis, à l’invention de ce qui allait s’appeler
l’agriculture Biologique.
Mettant, évidemment, son action en adéquation avec
ses idées, son vignoble fut de suite cultivé conformément
aux préceptes de Nature & Progrès, dont il participe
à la fondation…
Le fils, Gérard DESCRAMBE, dès qu’il
fut appelé au vignoble, s’empressa de suivre cette
éthique et cette action, encore aujourd’hui sur :
- 7 hectares 50 en appellation Bordeaux (Rouge et Rosé) complantés
de 65% de merlot et de 35% de cabernets (francs et sauvignon) produisant
environ 60000 bouteilles.
- 5 ha 60 en Saint Emilion, issu de 70 % de merlot et de 30% de
cabernet Sauvignon pour une production de quelques 45000 bouteilles.
Quant à l’esprit Saint, peut être
se manifesta-t-il le jour où, dans les années 70,
à l’encoignure d’une porte, dans les locaux de
Charlie Hebdo, journal satirique, François Cavanna s’exclama
: IL N’EST PAS MORT !
Las, c’était le jour du décès
de Groucho Marx et l’abruti pétrifie au coin du mur
n’était modestement que votre serviteur, Gérard
DESCRAMBE. N’empêche… Cette drôle d’affaire
vira très vite en une très belle histoire d’amour,
qui autorise aujourd’hui tous les adeptes du Barrail à
recevoir leurs bouteilles préférées gaillardement
labellisées par les plus grands noms du dessin sérieux,
de REISER à Wolinski, de Gébé à Carali,
Pichon, Willem, Tignous, Cavanna et bien d’autres (18 actuellement,
la liste n’étant pas close).
Une belle histoire qui finira peut-être sur
votre table, entourée d’amis, buvant à votre
santé…
Le vignoble est aussi connu pour ses étiquettes
réalisées par les plus grands artistes contemporains
Gérard DESCRAMBE les a obtenues de quelques célèbres
humoristes des illustrations rabelaisiennes et joliment troussées.
« Je ne connais de sérieux ici-bas que la culture de
la vigne », disait Voltaire. Ce que l'histoire de la littérature
ne dit pas, c'est que le « vieillard de Ferney » clignait
de l'œil en récitant son apophtegme préféré.
Gérard Descrambe fait le plus sérieusement du monde
son métier de vigneron mais en consacre joyeusement le fruit
à Bacchus; à l'exemple de Ronsard:
« Que cette tète ne se fasse
Sans t'y trouver, père joyeux,
C'est de ton nom la dédicace
Et le jour où l'on rit le mieux. »
Les vins de Gérard Descrambe sont écologiques et théologiques.
Ils traitent avec bonheur et bonne humeur la phtisie rampante et
l'hypocondrie dégringolante.
Cit. Bernard Ginestet
dans Le Grand Bernard des Vins de France, opus Saint Emilion
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